Y ves Leterme est-il en état intellectuel d’assumer la charge de Premier ministre de l’Etat fédéral belge? On peut sérieusement en douter.

Hier, jour de FetNat, le chef de file des chrétiens flamands démocrates, probable futur chef du Gouvernement, s’est doublement planté devant les caméras de la RTBF, sur les marches de la cathédrale Saints Michel et Gudule.

Incapable de dire pourquoi la fête nationale est célébrée le 21 juillet, il récidive dans l’ignorance en entonnant à la demande du journaliste quelques paroles de la Brabançonne. Stupeur… Ce sont les premiers mots de la Marseillaise qui sortent de la bouche du cousin de Marianne Leterme.

Cet acte manqué permet-il d’en savoir un peu plus sur les sentiments profonds du futur Premier – et avec lui ceux d’une partie de la classe politique et du peuple flamands – quant au fait francophone en Belgique?Laissons aux psychanalystes le soin de décortiquer tout ça…

Circonstance atténuante pour Leterme ? L’après-midi, en marge du défilé militaire, Verhofstadt , Premier Ministre sortant, et Demotte, tout frais nouveau Ministre-Président de la Région wallonne, sont également incapables de répondre correctement aux questions de Christophe Deborsu.

Les conseillers en communication des ministres sont visiblement déjà tous en vacances. Fin de semaine, tous les journaux avaient titré sur l’ignorance des Belges par rapport à leur histoire. Une petite révision aurait donc dû s’imposer pour les principaux dirigeants du pays avant les festivités du 21 juillet. On a visiblement préféré l’ignorance au savoir. A moins que les élites n’aient voulu montrer qu’elles étaient en phase avec la population? Les signes du déclin du royaume sont partout..

A la décharge de onze nieuwe numero uno, on admettra que les paroles de la Brabançonne, c’est pas vraiment ça comparées à celles de la Marseillaise : un peu plaquées sur la musique, consensuelles à mort, aucune culture de l’ennemi, etc. Pas de quoi réveiller un peuple et l’envoyer au casse-pipe. La preuve ci-dessous par notre Jo Lemaire nationale, devant une famille royale un peu mal à l’aise, hormis Albert et Mathilde.

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